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11 décembre 2007

Central Park 26/11/2007

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21:53 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : New York

25 juillet 2007

Il souriait

Il souriait d’un sourire trop large pour qu’il ne s’adresse qu’à moi en particulier.

02 avril 2007

La saveur exacte de ces moments

Tout au long de ces dimanches après-midis passés sur le banc devant la maison ou sur l’une des chaises de cuisine sorties pour l’occasion et lui faisant face, il scrutait tour à tour sa grand-mère qui depuis l’ombre de son panama examinait le sol à la recherche de « chiendent » et de temps en temps binait avec sa canne jusqu’à avoir raison de l’herbe rebelle, sa mère ne tenant jamais vraiment en place et se levant pour aller chercher des rafraîchissements ou épouiller un pot de géraniums, son père, bras croisés et vague sourire de sphinx, le regard perdu on ne savait trop dans quelle contemplation, celle de l’horizon au-delà des murs ceinturant le jardin ou bien des rosiers grimpants sur l’arc en fer forgé au bout des pelouses, sa fierté.

 

N. regardait la lumière de la fin de l’été glisser sur les pierres de la façade qui de la couleur la plus blanche qui soit devenaient progressivement légèrement ocres. Il savait qu’il arriverait un jour où il chercherait à retrouver la saveur exacte de ces moments auxquels à présent il aurait pu prendre à peine garde, comme en passant, dans l’attente d’une semaine studieuse comme les autres. Il se demandait comment fixer cet instant, l’étirer jusqu’à l’éterniser ou bien jusqu’à ce qu’il fasse définitivement partie de lui. Il tentait pour cela d’enregistrer chacune de ses multiples facettes, à l'instar des multiples nuances colorant les pierres de la maison.

 

Le soleil déclinait avec la conversation jusqu’à ce que l’un d’entre eux, généralement sa mère, se lève et frissonne, donnant le signal du départ. Pendant que ses parents rapatriaient chaises et verres à la cuisine, il montait quatre à quatre faire son sac dans sa chambre, moment solitaire qu’il avait retardé le plus possible. Chaque minute était désormais comptée à l’approche de l’heure du train et chacun connaissait sa partition qu’il exécutait sans faille. Son père préposé aux clés, sortant la voiture, fermant les portes. Sa mère, délibérément à contretemps, tentait à son passage dans la cuisine avec ses bagages de capter son attention déjà ailleurs, aspirée par l’angoisse naissante de la semaine, pour égrener ses recommandations inutiles concernant le contenu du sac de victuailles qu’il traînerait tel un regret dans le train et les couloirs du métro. Elle semblait tenir à cette manœuvre dilatoire retardant insensiblement le départ comme à un rituel lui permettant d’accepter la séparation, c’est pourquoi il réfrénait l’agacement qui montait en lui, pressé qu’il était au contraire d’écourter ces minutes pénibles.

 

Lorsqu’enfin ils montaient en voiture pour la gare, il adressait néanmoins à chaque fois un long regard à la haute silhouette de la maison découpée dans le bleu du soir avant de se caler au fond de son siège et de s’absorber dans l’écoute d’une émission de radio sans intérêt, ne répondant plus à ses parents l’interrogeant sur ses activités du lendemain que par paquets compacts de deux ou trois mots.

12:00 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : départ, été

04 décembre 2006

Le support de mes espoirs

Comment il devient immédiatement le support de mes espoirs dix fois déçus. Dans quelle détresse un silence de sa part, une fin de non recevoir – pire son indifférence, me projettent instantanément. Il me semble alors à chaque fois que tout est fini et chaque fois je voudrais disparaître.

10:45 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : refusé

21 novembre 2006

L'accolade

Après chaque soirée passée ensemble, le moment de se quitter. Elan synchronisé des corps, vaguement gênés, pour se donner l’accolade. Abandon total de R., mise en danger de celui qui semble-t-il n’a rien à perdre mais encore beaucoup à donner. Comme à mon habitude, craignant l’implication à mon corps défendant, je suis économe de mon affection. J’étreins de biais ou j’embrasse en évitant de trop serrer l’autre contre moi. Je pense à l’attitude de Pascal Greggory snobant Barthes sur le tournage londonien des Sœurs Brontë de Techiné. Distance tactique des plus jeunes, disponibilité souffrante des aînés.

Exilé (28/08/04)

« L’homme en exil, c’est toi », m’a dit aujourd’hui N.

11:25 Publié dans Instantanés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : refusé

La pensée hormonale (11/09/06)

Dans le métro, discussion entre savants des techniques de musculation. L’un assénant à l’autre : « Il faut que tu penses de manière hormonale ».

 
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